Emma Asige Liaga

Emma Asige Liaga

Emma Asige Liaga

Emmaculate Asige Liaga is a Doctoral Candidate at the Department of Political Sciences, University of Pretoria, South Africa (2017-2019).
Her research seeks to investigate the strategies of peacebuilding in South Sudan. The research situates itself within the ‘local turn approach’ debates, more

Tina Goin Lou Virginie Tra – Une belle histoire d’amour entre une étudiante et la ville de Bâle

Tina Goin Lou Virginie Tra – Une belle histoire d’amour entre une étudiante et la ville de Bâle

Tina Goin Lou Virginie Tra
Tina Goin Lou Virginie Tra

Lauréate de la bourse du canton de Bâle pour des recherches doctorales, je suis arrivée à Bâle en Mars 2015. La Suisse a été ma première expérience dans un pays Européen et deuxième expérience hors de la Côte d’Ivoire après le Kenya, en Afrique de l’Est. Cette expérience a néanmoins été facilitée par des chercheurs venus de la Suisse avec qui j’ai établi des contacts lors de mes travaux de recherches au Centre Suisse de Recherches Scientifiques où j’étais chercheure associée. Les informations collectées auprès de ces personnes et leur assistance m’ont aidé à mieux m’intégrer à Bâle car elles ont su présenter un tableau plus ou moins exact de la vie en Suisse.

Mon séjour à Bâle a laissé des empreintes indélébiles dans ma mémoire. Ce fut une spirale ascendante d’apprentissage tant au niveau humain (culturel) que scientifique. Situé au nord-ouest de la Suisse, à la frontière France-Allemagne-Suisse, Bâle se laisse découvrir à travers plusieurs édifices comme la cathédrale (la Münster), l’hôtel de ville (Rathaus), la place de la foire (Messeplatz) dont l’architecture gothique pour certains et futuriste pour d’autres donne un charme particulier à cette ville. J’aimais marquer des pauses à ces endroits susmentionnés pour admirer et imprimer dans mon esprit les moindres détails de ces joyaux architecturaux.

Durant mon séjour, j’ai participé à plusieurs événements culturels tels que le marché de Noël, la foire commerciale d’automne, le feu d’artifice de la fête nationale, la foire aux vins de Mondovino et le carnaval de Bâle. Pour moi, on ne peut réussir une immersion totale à Bâle, sans avoir assister au moins une fois au Morgenstreich qui marque de façon singulière le début des festivités du carnaval de Bâle. Classé au patrimoine de l’UNESCO, le carnaval de Bâle est l’une des festivités les plus attendues en Suisse. Il a lieu tous les ans et débute le lundi suivant le mercredi des Cendres. Ainsi, en 2017, avec des amis nous avons pris part à cet événement qui débute à l’aube. Curieux que nous fussions, nous nous sommes laissés transporter par le son de tambours et de fifres qui retentissaient dans l’obscurité dans laquelle nous étions plongé. En plus de cette musique envoûtante, nous nous régalions des dessins à caractère humoristique et satirique qui animaient la procession et que nous ne nous lassions pas de décortiquer.

L’une des expériences qui m’a le plus marqué a été la plus grande foire internationale du marché de l’art contemporain : „Art Basel“. Mon séjour à Bâle m’a permis de visiter la 48ème édition de „Art Basel“ qui s’est tenu du 15 au 18 Juin 2017. Les expositions qui se laissaient déguster par les visiteurs comme de petites friandises, étaient un savant mélange de techniques insolites et de matériaux originaux. Je me suis extasiée devant l’œuvre de Sue Williamson, artiste Sud-africaine intitulée messages du passage de l’Atlantique qui dépeignait la traite négrière. A l’aide d’un bassin où était suspendu des filets de pêche, l’on pouvait voir des bouteilles fixées sur les mailles qui renfermaient chacune des renseignements sur un esclave. Son œuvre fournissait également des informations sur le nombre d’esclaves au départ à l’arrivée en précisant leur lieu de provenance et de leur destination finale durant la traite négrière.

Sur le plan professionnel mon séjour à Bâle a été enrichie de participations à de nombreuses rencontres scientifiques (conférences, écoles d’été, retraites scientifique et ateliers) en Suisse et ailleurs (France, Allemagne, Népal, Sénégal…) financées en grande majorité par le Reisefunds, fonds alloués aux étudiants de l’Université de Bâle pour des voyages scientifiques. Au cours de ces rendez-vous scientifiques, j’ai rencontré une pléthore de chercheurs qui ont assaisonné ma carrière de jeune chercheure africaine. Ces expériences acquises durant ces voyages scientifiques ont été d’un apport qualitatif pour l’amélioration de mes recherches doctorales.

L’une des activités qui a marqué ma vie scientifique à l’Université de Bâle fut l’enseignement. J’ai administré un cours portant sur le pastoralisme intitulé Doing Research in Agro-pastoral Areas : Sociological and Anthropological perspectives à l’endroit des étudiants de Bachelor en anthropologie sociale. C’était une expérience très challengeante pour moi mais l’ambiance bon enfant qui régnait durant les séances de cours m’encourageait à chaque fois à aller au-delà de mes limites. Quelques mois après le cours, j’ai rencontré plusieurs de mes étudiants qui me faisaient un retour positif de ce cours. L’une de mes satisfactions a été de savoir à travers de nos échanges, que certains étudiants auraient aimé avoir de nouveau ce cours au programme.

En Janvier 2018 j’ai établi momentanément mes „bureaux“ à la bibliothèque principale pour me consacrer entièrement à la finalisation de la thèse. A cet effet, je me rendais du lundi au samedi à la bibliothèque principale de l’Université de Bâle pour environ 8 heures pleines de travail journalier. Avec mes collègues de l’institut, nous avons créé un groupe dénommé phd  survivor. Nous nous rencontrions régulièrement à la bibliothèque pour d’intense heures de travail puis durant les heures de pause nous échangions sur des sujets divers et variés. J’appréciais ces moments passés avec les membres de ce groupe d’où je suis sorti énormément enrichis par les débats que nous tenions.

Ayant bénéficier du soutien financier additionnel de la part de la FAG et de Oumou Dilly, mon séjour à Bâle a été sanctionné par l’atteinte de mon objectif ultime qui était l’obtention du diplôme de doctorat le 07 Décembre 2018. C’était le couronnement des efforts consentis au niveau académique et l’achèvement d’une belle histoire d’amour entre une étudiante et la ville de Bâle.

 

Tina Goin Lou Virginie Tra

Tina Goin Lou Virginie Tra

Tina Goin Lou Virginie Tra

Tina Goin Lou Virginie Tra is currently sociologist at Wild Chimpanze Foundation (WCF) in Guinea and associate researcher at Centre Suisse de Recherches Scientifiques in Côte d’Ivoire. She graduated of the University of Basel in Switzerland in 2018 in Social Anthropology. Her Phd thesis entitled „Si nos boeufs pouvaient voler. more

Charles Nomwendé Tiendrebéogo

Charles Nomwendé Tiendrebéogo

Charles Nomwendé Tiendrebéogo

Charles Nomwendé Tiendrebéogo est un artiste, titulaire d’une maîtrise en « Master of Art in Theater », spécialisation en Physical Theater à l’Accademia Teatro Dimitri en Suisse Italienne. Il a axé son travail sur le thème suivant : « Recherche sur l’utilisation théâtrale du masque africain » dont l’exposé théorique final a eu lieu en Juin 2017 suivit de la pratique à travers un spectacle solo intitulé « Mea Culpa » en Juin 2018. more

Charles Nomwendé Tiendrebéogo – Je suis arrivé en Suisse

Charles Nomwendé Tiendrebéogo – Je suis arrivé en Suisse

Charles Nomwendé Tiendrebéogo
Charles Nomwendé Tiendrebéogo

Je suis arrivé en Suisse en Septembre 2015 pour un master à l’Accademia Teatro Dimitri. La Suisse avec ses cantons aux paysages magiques, son eau plus que potable, la diversité de ses langues et leur coexistence intelligente, m’ont beaucoup impressionné. Mais par-dessus tout, c’est sa culture théâtrale, la liberté et la créativité de ses artistes qui ont surtout retenu mon attention. De Lausanne à Zurich en passant par Verscio, j’ai pu visiter et prendre des cours de théâtre dans les Hautes Ecoles professionnelles de la Suisse. Le système m’a plu si bien qu’à la fin du master en Juin 2018, je cherchais une possibilité afin de continuer une formation en post-master sur la pédagogie théâtrale, dans l’idée d’avoir plus d’expérience et de connaissances approfondies. C’est ainsi que j’ai bénéficié d’une bourse d’étude de douze mois de la part de la Fondation Oumou Dilly.

Malgré le fait que je suis le premier étudiant d’Afrique dans cette Université de théâtre en Suisse Italienne, je me suis très bien et très facilement intégré. J’ai commencé par améliorer mon Anglais et à apprendre la langue Italienne et quelques mots d’Allemand. Mon espace privilégié pour travailler et m’entrainer ici, c’est la nature dans la montagne ou au bord d’une rivière dont l’écoulement de ses eaux me permet une concentration profonde. J’aime cette sensation. Cette sensation de me sentir en sécurité et dans un univers propre, me permettant de tout oublier autour de moi et de porter le focus sur mon travail.

Grâce à cette bourse, je pouvais travailler dans une compagnie de théâtre de renom dont la philosophie de théâtre et aussi la pédagogie d’enseignement m’intéresse beaucoup. En plus j’ai pris la chance de voyager dans toute l’Europe entre la République Tchèque, la France, l’Italie, la Hongrie, la Suisse et l’Allemagne et de me faire de nombreux amis et connaissances. De tisser des liens de futures collaborations artistiques entre ces dits pays et mon pays, le Burkina Faso. Par ailleurs j’ai visité et donné des workshops dans des Ecoles de théâtre avec des adolescents, des enfants et aussi des adultes. Cette expérience me permet de découvrir le monde de la transmission et la joie qu’il y a à partager un savoir-faire. Grâce à ces expériences je suis en train de me construire tout doucement entre tous ces pays ; il mûrit en moi le projet de diriger un laboratoire de théâtre une fois de retour dans mon pays afin de mettre au profit d’autres personnes, ce que j’apprend ici. Je suis encore plus ravi à l’idée de tout ce qui me reste à découvrir dans cet univers très différents du mien sur plusieurs plans : la notion de liberté, légalité du genre, son concept de société et de l’individu et sa politique.

 

12/2018 – First edition of the Interbiennale Photographique, Bamako

December/January 2018

For the purpose of animating the field of photography, the association Phot’Art Mali with its president Seydou Camara organised a mobile exhibition in Bamako from 6.12.2018-17.1.2019. By contributing to the realization of this project, Fondation Oumou Dilly promoted the younger generation of Malian photographers works.


Dans l’intension de dynamiser le champ de la photographie, l’association Phot’Art Mali avec son président Seydou Camara a organisé une exposition mobile à Bamako du 6.12.2018-17.1.2019. En contribuant à la réalisation de ce projet, la Fondation Oumou Dilly a promu les travaux de la jeune génération des photographes maliens.


 

12/2018 – Theatre Production „Les pêcheuses de lune“, Bamako

December 2018

„Les pêcheuses de lune“ is a creation of the association Côté-Cour, adapted and staged by the Malian director Mama Koné. Together with four actresses from different African countries, she produced a show that explores the situation of illegal migrant women in Paris, their living conditions and the impossibility to return to their home countries.
(see video: https://www.youtube.com/watch?v=wDtJXxm_XCs&feature=youtu.be)


“Les pêcheuses de lune” est une création de l’association Côté-Cour, adapté et mise en scène de la réalisatrice malienne Mama Koné. Ensemble avec quatre actrices venant de différents pays d’Afrique elle a produit un spectacle qui parle de la situation de migrantes clandestines à Paris, de leurs conditions de vie et l’impossibilité de retour aux pays d’origine.
(voir video : https://www.youtube.com/watch?v=wDtJXxm_XCs&feature=youtu.be)


 

10/2018 – Université d’été du LASDEL, Niamey

October 2018

Fondation Oumou Dilly contributed to the realization of the 8th Summer University under the direction of LASDEL (Laboratoire d’Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local) from 8 to 22 October 2018 in Niamey, Niger. 20 participants from nine African countries were selected in a competitive application process, in addition to 11 auditors, scientific writing and discussions of thesis projects completed the Summer University’s programme.


Fondation Oumou Dilly a contribué à la réalisation de la 8ème Université d’été sous la direction de LASDEL (Laboratoire d’Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local) du 8 au 22 octobre 2018 à Niamey. 20 stagiaires venant du 9 pays d’Afrique ont été sélectionnés sur dossiers, en plus s’y ajoutait 11 auditeurs libres. Ecriture scientifique et des discussions des projets de thèse ont complété le programme de l’Université d’été.


 

9/2018 – Festival für Zeitgenössische Kunst in Basel

September 2018

Fondation Oumou Dilly supported the International Art Festival (IAF) taking place in Basel from 1.-16.9. The IAF Basel is an interdisciplinary festival for contemporary art dedicated to the African continent and its diaspora. The art interventions in public spaces confront a broad audience with unfamiliar images of Africa in order to challenge and potentially dissolve circulating stereotypes. IAF is constituted as an extension of the Contemporary Art Photography, which the Fondation Oumou Dilly supported in previous years.


Fondation Oumou Dilly a soutenu le Festival international d’Art (IAF) qui se déroulait à Bâle du 1.au 16.9. L’IAF Basel est un festival interdisciplinaire d’art contemporain consacré au continent africain et à sa diaspora. Les interventions artistiques dans les espaces publics confrontent un large public avec des images peu familières de l’Afrique dans le but de remettre en question les stéréotypes possibles. L’IAF est compris comme une extension de Contemporary Art Photography, que la Fondation Oumou Dilly a soutenu les années précédentes.


 

08/2018 – 3rd CODESRIA – CASB Summer School in African Studies

August 2018

Fondation Oumou Dilly supported the third summer school in Dakar, which was organized by the Council for the Development of Social Science Research in Africa (CODESRIA) in close collaboration with the Centre for African Studies Basel (CASB). 
The call attracted over 300 applications of which only 15 laureates from 11 African countries were selected to participate on the programme: “African Studies and Africanists: Whence the Gaze?” The faculty was composed of Elísio S. Macamo, Sophie Oldfield and Ralph Weber.


Fondation Oumou Dilly a soutenu la troisième Ecole d’été à Dakar qui été organisée par le Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) en étroite collaboration avec le Centre d’études africaines de Bâle (CEAB). Cette édition de l’Ecole d’été a attiré environ 300 candidatures dont une quinzaine seulement ont été sélectionnées. Les lauréats venus de 11 pays africains ont participé à cette rencontre qui a eu pour thème : „Études africaines et africanistes : d’où regardons-nous ?“ La faculté était composée d’Elísio S. Macamo, Sophie Oldfield et Ralph Weber.